Le grenier imaginaire

« Que l’on sente se refermer sur soi le silence d’un musée de campagne, l’important n’est pas ce que l’on voit, c’est tout ce que ce lieu, le moment et les gens rencontrés éveillent de résonances, de nostalgies, d’émotions, de désirs et de faims ».

Marie Rouanet



Jamais je ne me réveillerai d’entre les mots
Je me souviens du temps où je ne savais pas lire

En ce temps-là je prêtais l’oreille aux choses usuelles
Pour saisir leurs conversations
J’avais des rendez-vous avec des étoffes déchirées
J’entretenais des relations avec des objets hors d’usage
Je ne me serais pas adressé à un caillou comme à un moulin à café

J’aimais un flacon pour son étiquette bleue
J’aimais le sel répandu sur le vin renversé
J’aimais les taches d’encre à la folie
J’aurais donné mon âme pour un vieux ticket de métro

Je n’ai pas oublié le parfum de la désobéissance

On a bien pu m’apprendre à lire il n’est pas certain que je lise ce que je lis

Quelques phrases empruntées à Louis Aragon  « Les Poètes »

Dans le grenier imaginaire :

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